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Communiqué de presse 4 min de lecture

Les cours de Julien Barbier ont atteint 1,6 million d'apprenants. Le prochain leur apprend à penser par eux-mêmes avec l'IA

« Je pense, donc je suis. » Si l'IA pense à ma place, qui suis-je ?

RALEIGH (Caroline du Nord), 14 septembre 2026. Cyberiad Labs voit le jour aujourd'hui. Cette nouvelle initiative est portée par Julien Barbier, cofondateur de Holberton School et directeur produit (Chief Product Officer) d'ALX pendant que celle-ci dépassait les 1,6 million d'apprenants, et par Youssef Charif Hamidi, qui y a appris à coder dans l'un de ses programmes. La mission de Cyberiad Labs est de faire en sorte que les gens gardent leur propre jugement et leur propre voix quand ils travaillent avec l'IA, et qu'au passage ils apprennent à bien utiliser l'IA et trouvent un emploi ou conservent le leur.

Ce lancement intervient deux jours après que Dario Amodei, PDG d'Anthropic, a appelé le secteur de l'IA, dans « We Must Pace the Frontier », à « ralentir le rythme auquel nous améliorons les capacités des modèles d'IA », et a averti que d'ici six à douze mois, un essaim d'agents d'IA « pourrait être capable de prendre le contrôle de tout Internet » (traduction de Cyberiad Labs). Sam Altman, d'OpenAI, et Elon Musk, dont l'entreprise xAI développe Grok, lui ont donné raison le jour même. Le lancement intervient aussi six jours après l'adoption, par plus de 25 ministres de l'Éducation réunis à l'UNESCO à Paris le 8 septembre, d'une déclaration qui affirme que « l'IA ne sert pas l'apprentissage quand elle se substitue aux relations humaines et au jugement humain » (traduction de Cyberiad Labs).

« La presse s'inquiète du jour où l'IA et les robots se réveilleront et nous tueront tous. Moi, je m'inquiète de la veille, du jour où nous nous serons perdus, prompt après prompt », déclare Julien Barbier. « Je m'inquiète d'un avenir où un seul modèle, traité comme la seule vraie voix, décide de ce que nous pensons, de notre manière de le penser et de le dire, parce que les gens lui ont abandonné leur parole et leur esprit critique. »

Dès le début des cours de Cyberiad Labs, les apprenants voient de leurs propres yeux que la chose qui paraît si sûre d'elle, celle qu'on écoute comme un meilleur ami ou une entité supérieure, est un programme qui prédit du texte, enveloppé dans un produit, et qui devine sa réponse « mot » après « mot ». Ils voient aussi qu'elle peut se tromper, et qu'elle se trompera.

Le premier cours, Introduction à l'IA et aux LLM, est gratuit, en ligne, à temps partiel et dure quatre semaines. Tout le monde peut le suivre. Les 1 000 places de la première classe, qui commence aujourd'hui, ont été prises en moins de 24 heures par des apprenants de 50 pays, et la deuxième, prévue en novembre, est déjà complète. Les apprenants viennent de tous les horizons : enseignants, pharmaciens, commerçants, ingénieurs logiciels et même moniteurs de tennis.

Cyberiad Labs n'a aucun modèle à vendre ni aucun chatbot à défendre. C'est une initiative indépendante et neutre : ses cours utilisent aussi bien ChatGPT, Claude, Gemini et Grok que de petits modèles ouverts, et ne prennent parti pour aucun d'eux. Le seul parti qu'ils prennent est celui du libre arbitre de l'apprenant. C'est le pari qu'a fait Fei-Fei Li, de Stanford, sur PBS en mai 2025 : « Si nous enseignons un usage responsable des outils, l'IA donnera des superpouvoirs aux étudiants… » (traduction de Cyberiad Labs)

La plupart des gens suivent pourtant le cours pour une raison plus pratique : leur emploi. Dans le Work Trend Index de Microsoft et LinkedIn, 71 % des dirigeants d'entreprise interrogés préféreraient une personne moins expérimentée qui maîtrise l'IA à une personne plus expérimentée qui ne la maîtrise pas, et 66 % n'embaucheraient pas du tout quelqu'un sans compétences en IA. Le Global AI Jobs Barometer 2025 de PwC chiffre à 56 % la prime salariale des emplois qui demandent des compétences en IA. « Vous ne perdrez pas votre emploi à cause de l'IA, a écrit Barbier en annonçant le cours, mais vous le perdrez au profit de quelqu'un qui sait mieux s'en servir que vous. »

Comme l'a dit en janvier Saadia Zahidi, directrice générale du Forum économique mondial : « L'avenir du travail n'est pas écrit d'avance. Ce qu'il sera pour les travailleurs dépend des possibilités d'apprendre. » (traduction de Cyberiad Labs) Youssef Charif Hamidi sait de quels travailleurs elle parle. « J'ai appris à coder gratuitement avec Julien chez ALX, et les personnes avec qui j'ai appris n'ont pas accès à une formation comme celle-ci. C'est pour elles que nous construisons Cyberiad Labs », explique-t-il. « Ce qui compte, c'est que tout le monde, où qu'il vive et qui qu'il soit, y ait accès. Notre première étape, c'est un million d'apprenants d'ici 2030, et nous y arriverons avec des partenaires : des écoles, des entreprises, des associations et des gouvernements. »

Une place supplémentaire, en plus des 1 000 déjà prévues, est réservée à un journaliste qui souhaiterait consacrer ces quatre semaines à vérifier par lui-même.

À propos de Cyberiad Labs

La mission de Cyberiad Labs est de faire en sorte que les gens gardent leur propre jugement et leur propre voix quand ils travaillent avec l'IA, et qu'au passage ils apprennent à bien utiliser l'IA et trouvent un emploi ou conservent le leur. Cyberiad Labs remplit cette mission par des cours gratuits pour les particuliers et des programmes menés avec des organisations partenaires. Julien Barbier a cofondé Holberton School à San Francisco en 2015, une école sans cours magistraux et sans frais de scolarité à payer d'avance, et l'a dirigée en tant que PDG, de son premier campus jusqu'au 32e ; l'African Leadership Group l'a rachetée en juillet 2022. Il a ensuite été directeur produit d'ALX, pendant que l'entreprise passait de quelques milliers d'apprenants à plus de 1,6 million. Youssef Charif Hamidi, ingénieur full-stack marocain, a appris à coder chez ALX et a cofondé RemoteOtter, une plateforme d'offres d'emploi en télétravail. Premier objectif : un million d'apprenants d'ici 2030. https://cyberiadlabs.com

Pourquoi Cyberiad Labs existe : https://cyberiadlabs.com/mission.html

Contact presse

Julien Barbier, cofondateur, julien@cyberiadlabs.com

Note aux rédactions